La collecte s'effectue au plus près des gisements, avec un traitement local, limitant ainsi l’impact carbone (avec la suppression en sus des émissions de GES liés au process de méthanisation antérieur). Un cercle vertueux est mis en place: les sols, enrichis par l’apport d’amendements organiques produits sur place, produiront de nouvelles cultures également consommées localement ! Ce process répond ainsi aux objectifs de développement durable (ODD) 12 (consommation et production responsables), 13 (lutte contre le changement climatique), 15 (vie terrestre) et 17 (partenariats pour la réalisation des objectifs). Quantitativement, les collectes hebdomadaires s'élèvent à deux tonnes de biodéchets. En termes d’économie circulaire : les seaux utilisés sont recyclés depuis l’UCP (ce sont à l’origine des seaux de crème, etc…). Ils sont hermétiquement fermés avec leurs couvercles d’origine pour garantir l’hygiène et nettoyés dans les lave-vaisselles des offices.
Le déroulement du projet a été particulièrement inclusif, tout le monde étant concerné: patients comme professionnels. L'efficacité du tri part en effet du plateau repas du patient, amené à séparer les DCT des autres déchets (serviettes en papier, emballages). Les professionnels sont concernés dès cette phase, pour l'expliquer aux patients. Ils le sont ensuite pour l'acheminement jusqu'aux seaux collecteurs. Ces récipients sont vidés par les logisticiens (en semaine) ou les ASH (le week-end et JF) dans les bacs ou caisses palettes des locaux réservés aux déchets. Enfin tous les professionnels déjeunant dans l'établissement sont amenés à trier également les biodéchets, aux selfs ou dans les services. la réussite du projet repose sur tous les agents de l’établissement, et à tous les niveaux : Ambassadeurs DD, agents de la logistique, stagiaire, Personnels hôteliers et de soin, cadres logisticiens, cuisiniers, etc... La réussite est celle de toutes ces personnes.
Le marché réservé aux ESAT lancé a permis de garantir un volume minimum de biodéchets, indispensable pour lancer et viabiliser l'opération. In fine, l'objectif de favoriser l’inclusion de personnes en situation de handicap (en créant notamment de nouveaux métiers) est bel et bien rempli. L'ESAT propose de nouveaux métiers aux usagers qui y travaillent, dans la cohérence des besoins du territoire. Ainsi, collecter permet à des usagers de devenir chauffeur livreur et faciliter une insertion en milieu ordinaire où ces compétences sont aujourd’hui recherchées. Deux personnes ont d'ores et déjà été embauchées sur ce projet, avec un objectif final de cinq.
Le coût de la collecte et du traitement s'élève à 510 € la tonne. C'est un coût similaire à celui des déchets ménagers, et moitié moins que celui des DASRI. Les coûts définitifs ne sont pas encore connus, mais évalués à 51 000 € pour la collecte et le traitement. L'équilibre du projet est réel. En sus de la récupération du budget précédent affecté à la méthanisation, le CH devrait bénéficier d'un versement fortement diminué de la contribution à l'Agefiph (association de gestion du fond pour l’insertion des personnes handicapées). Côté dépenses, des équipements de tri ont été déployés sur le self du site de Layné (18 k€). Dans le cadre d'une amélioration continue de la qualité, des sacs compostables ont été acquis deux mois après le début du projet afin de faciliter les tâches logistiques.
Sensibilisation et formation De ce fait, un effort important de sensibilisation a été mené, avec une personne affectée à ce projet pendant quatre mois: passage dans tous les services, présence aux selfs, etc... Un support a été diffusé autour de ces bonnes pratiques de tri. La stratégie de communication a reposé sur les moyens institutionnels disponibles en interne: publication dans le magazine du CH, informations lors des réunions de cadre, des ambassadeurs DD, etc... La communication externe s'est intensifié lors de l'inauguration prévue en janvier 2025.
