La démarche permet une réduction majeure de l’espace de stockage au sein du bloc opératoire, passant de 100–150 m² à seulement 29 m², soit un gain de 70 à 120 m². Elle optimise également les flux logistiques, en limitant les déplacements inutiles du personnel et en améliorant l’organisation globale des approvisionnements. Enfin, elle contribue à réduire le gaspillage de matériel grâce à une préparation plus précise, évitant la mise en stock répétée de dispositifs prélevés en excès.
La démarche permet d’améliorer de façon notable la qualité de vie au travail des infirmières de bloc opératoire, dans un contexte où une professionnelle sur trois envisage de quitter l’hôpital. La réduction du stress lié à la préparation du matériel et à la gestion des informations contribue à un environnement de travail plus serein. La digitalisation supprime la charge mentale associée aux données informelles conservées “dans la tête”, tout en offrant au personnel pharmaceutique de nouvelles missions valorisantes. Grâce aux alertes automatiques générées par l’outil, les besoins sont mieux anticipés — par exemple lorsqu’un nombre insuffisant de boîtes d’instrumentation est détecté — ce qui limite les situations d’urgence, réduit l’improvisation et sécurise la chaîne logistique.
La démarche vise à réduire les risques de retard ou d’interruption d’intervention liés au matériel, en renforçant la sécurité patient grâce à une préparation plus fiable et une traçabilité améliorée. Elle permet également de diminuer sensiblement les sorties de salle en cours d’acte — aujourd’hui majoritairement dues à des manques matériels — et d’assurer une meilleure fluidité du parcours opératoire. Ensemble, ces améliorations contribuent à sécuriser l’environnement technique et à optimiser la continuité des interventions.
L’outil POC & PICK permet une analyse médico‑économique fine en identifiant précisément l’usage du matériel par spécialité, par salle, ainsi que les quantités et montants associés. Il constitue ainsi un véritable levier d’efficience pour les processus d’achat et d’utilisation. La démarche contribue également à réduire les non‑conformités, encore présentes dans un tiers des préparations, tout en optimisant les stocks grâce à une visibilité accrue sur les consommations futures. Le gain d’espace obtenu — équivalent à deux salles de bloc supplémentaires — ouvre des perspectives organisationnelles nouvelles. Enfin, la possibilité d’analyser les interventions et de relier ces données aux codes CCAM facilitera l’identification des actes remboursables, renforçant la maîtrise médico‑économique globale.
La mise en place de cette organisation transforme en profondeur la logistique du bloc opératoire en supprimant une étape de stockage et de transfert grâce à la centralisation de la préparation à la pharmacie. La numérisation complète des protocoles opératoires améliore la traçabilité et garantit une synchronisation fiable des informations au sein d’une base collaborative unique. Cette structuration permet d’anticiper les besoins, notamment via des alertes prévisionnelles, et d’adapter l’organisation en série ou en parallèle selon les configurations. Elle ouvre également la voie à une extension potentielle vers les flux biomédicaux et les dispositifs médicaux implantables, tout en facilitant la gestion des ruptures grâce à une substitution rapide des références lors de la cueillette.
