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Webconférence Achats d’occasion : une bonne affaire pour le secteur de la santé !
Moins chers, plus responsables… Comment faire des achats d’occasion un levier de performance pour votre établissement ? Tendances, cadre juridique, solutions disponibles et matériels concernés... les acteurs du secteur vous ont éclairé le 21 mars 2024 lors d’une webconférence inédite. Consultez le replay !
21 mars 2024
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21 mars 2024

Le replay

« Un Français sur deux achète régulièrement des produits d'occasion. Peut-on en dire autant de nos établissements ? Les achats publics représentent pourtant près de 30 milliards d'€ par an et 50 % des émissions de gaz à effet de serre du secteur de la santé.

Les objectifs de cette webconférence :
  • Encourager une approche plus responsable dans le processus d'achat public.
  • Partager des projets d'achat d'occasion dans les domaines du numérique, du transport, de la logistique, du mobilier et des équipements médicaux.  
  • Présenter des outils pour faciliter l'accès au marché de l'occasion ».
​​​​​​Emeline Flinois, directrice du pôle Développement durable (Anap)
 




Décryptage des enjeux et du contexte



« De nombreux équipements sont éligibles au matériel d'occasion : monitorage, ventilation, tables d'opération, équipements biomédicaux… […] Actuellement, il est plus facile de jeter que de réparer. Pour augmenter les achats d'occasion au sein d'un établissement, il faut changer les comportements, travailler en partenariat avec les industriels pour aller vers une technologie plus frugale, centrée sur le besoin de l'équipement et moins sur la périphérie »
Christophe Parret
(responsable Département Biomédical chez CHU de Grenoble et membre de l’AFIB)



« Le recours au mobilier d'occasion est une opportunité, voire une stratégie, à la fois responsable et pragmatique pour nos établissements. Cela permet de réaliser des économies circulaires tout en réduisant nos coûts d'investissement. C’est aussi réduire notre empreinte écologique. […] Les points de vigilance pour un achat d’occasion ? Vérifier l'état du mobilier et le respect des normes de sécurité avant d'engager l'acte d'achat, et évaluer le coût complet de l'achat (frais logistiques, maintenance, renouvellement du mobilier à court ou à long terme). »
Ahamadou Thiam (responsable ressources matérielles - GHU Paris)



7 cas d'usage pour vous inspirer



UNE OFFRE NUMÉRIQUE RESPONSABLE AVEC PRINTERRE : Printerre Groupe, un des leaders du matériel informatique reconditionné en France revient sur les avantages du reconditionné : « Des matériels moins chers de 30 à 50% et une gamme bien plus vaste que la gamme des produits neufs, qui permet d’assurer une homogénéité du matériel »
Laurent Berthuel (PDG).
Printerre a notamment équipé le CH de Saint-Nazaire de PC, et le CHU de Rouen de tablettes.

 


UN NOUVEAU MOBILIER POUR LES OPEN SPACE DE L’ANAP : « Nous avons renouvelé l'ensemble de notre mobilier avec une économie de plus de 60 %. Le prestataire "Adopte un bureau" nous a fourni l'ensemble de nos bureaux, armoires et chaises pour équiper, en reconditionné, nos nouveaux espaces de travail. Le seul point d'attention est de bien dimensionner son mobilier dès le départ. »
Eric Francquembergue (responsable RH – Anap)

 


LA LOGISTIQUE AUX ENCHÈRES : « Le CH de Saint-Quentin a fait l'acquisition d'un épandeur sur un site d’enchères : 800€ au lieu de 8 480€. La vente aux enchères est intéressante pour des achats de matériel spécifique, et pour une acquisition rapide car les lots sont disponibles sept jours après la vente. »
Benoit Bouthors (responsable transport, garage, espace vert et déchets - CH Saint-Quentin)

 


VÉHICULES ET DÉCARBONATION : « Le CHU de Rouen, dans le cadre de sa stratégie de décarbonation des achats et d’économie circulaire, a mené quelques initiatives dont l'achat d'une thermoformeuse destinée à l'unité de production alimentaire du CHU (12 000 repas par jour) : un gain de 40 % par rapport au prix d'achat neuf, soit 100 000 €. Et une empreinte carbone divisée par 6, soit 12 tonnes équivalent CO2. Nous avons également acquis 14 véhicules d'occasion pour les établissements du GHT (mini bus et PMR, utilitaire et véhicules légers). »
Ronan Talec (directeur achats, hôtellerie, logistique et ingénierie biomédicale - CHU Rouen)



MATÉRIELS MEDICAUX ET PARTENARIAT : Le GHT 49 a réalisé un partenariat avec l'entreprise Envie d'autonomie pour acquérir du matériel médical de seconde vie. L’objectif : fournir du matériel à des prix compétitifs, de qualité équivalente au neuf, avoir un cadre réglementaire maîtrisé avec un acteur local, de l'économie circulaire, sociale et solidaire. « 16 établissements sont embarqués dans ce contrat signé pour 4 ans […] Sur un an, on estime une économie de 20 000 € TTC et une réduction de nos déchets et de l'impact carbone de nos établissements ».
Jean-Yves Trouillas (responsable cellule juridique des contrats - GHT49) et Philippe Robin (directeur Général - Envie Autonomie)

 


UPGRADE LOURD DES ÉQUIPEMENTS D'IMAGERIE : « SIEMENS, spécialisée dans les technologies médicales et notamment l'imagerie, propose une alternative au remplacement complet des équipements lourds : l'upgrade lourd. Cette solution consiste à remplacer la majorité des éléments, hormis l’hélium. Tout est changé, y compris les outils numériques associés pour une remise à neuf de l'équipement. Nous travaillons notamment avec le CHU Lille ou l’hôpital Henri Mondor »
Adrien Michaud (vice-président transformation & développement stratégique – SIEMENS)

 


REMIS EN ÉTAT D'USAGE OU NEUF : QUELLE EST LA RÉGLEMENTATION :

  • « Pour les dispositifs médicaux réutilisables d’occasion, celui qui se sépare du matériel doit établir une attestation pour certifier la maintenance régulière du matériel et la date de première mise en service.
  • Pour l’upgrade lourd, ce nouveau produit doit être certifié et encadré au titre du marquage CE, avec une nouvelle durée de vie et une traçabilité. »
Cécile Vaugelade (directrice affaires technico-réglementaires - SNITEM)

Son conseil : échanger avec le fournisseur, vérifier l'intégralité de la situation et son adéquation aux besoins, prendre en compte le coût financier, mais aussi l'empreinte réelle environnementale.




4 outils pour vous aider à acheter



DES CLAUSES DANS LES MARCHÉS : « Pour un marché privilégiant l'occasion, il est possible de prévoir un critère d'attribution pour valoriser ce genre de matériel. On peut aussi imposer la fourniture de matériel issu du circuit de seconde main. Il faut alors faire un sourcing assez fin pour s'assurer que les industriels pourront répondre à ces exigences. […] Nous prévoyons dans nos marchés des clauses de réexamen ou des plans de progrès pour que les fournisseurs puissent, à long terme, proposer du matériel de seconde main. »
Angélique Dizier (directrice contrats et réglementation – Resah)

 


LA CONFIANCE DES MARKETPLACES : Remma est une plateforme internet qui met en relation acheteurs et vendeurs sur le matériel biomédical, en seconde main. « Nous jouons un rôle de tiers de confiance, avec des services de maintenance, de récupération d'informations… nous vérifions les certifications et les calibrages. La clinique Honoré Cave à Montauban a récemment acheté des lasers YAG. Nous travaillons également avec des établissements sur des commandes de fournitures (du lit au respirateur d'anesthésie). »
Alexandre El Harouchy (président et fondateur - Remma)

 



COTATION ET COURTAGE MÉDICAL : Value Medical accompagne les établissements de santé pour optimiser leur parc de matériel médical. « Nous revendons du matériel auprès d'un réseau de 300 acheteurs internationaux et professionnels. »
Lucas Batun (co-directeur - Value Medical)

 


LE MONDE DES ENCHÈRES : « France Médical Enchères organise des enchères spécialisées dans le domaine médical. Les établissements publics et privés, principalement hospitaliers, confient leurs équipements à la vente. Nous accompagnons également l’achat, avec notamment, récemment, un hôpital qui a souhaité enchérir sur des lits d'accouchement.»
Jean-Pierre Cardoso (co-fondateur & directeur général - France Médical Enchères)>




Conclusion

« Nous avons vu qu'il y a une diversité d'achats d'occasion qui relève d’une démarche globale d'économie circulaire pour optimiser des produits ou des services au niveau de leur impact environnemental, et ce, depuis leur conception et tout au long de leur durée de vie. Cela se traduit par de la rénovation, de la réutilisation, de la gestion des déchets, voire du recyclage. On évite ainsi la consommation de nouvelles matières premières qui sont aujourd'hui de plus en plus rares et chères.
 

Au-delà de l'impact économique, il y a un véritable enjeu en termes de réduction de l'impact environnemental. Mais il y a aussi un enjeu social et territorial puisque les achats d'occasion favorisent le partenariat local et l'économie sociale et solidaire. »

Marion Briançon-Marjollet (experte Développement durable – Anap)

Dates et sessions

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